¡ Bienvenidos a Buenos Aires!

Notre voyage touche à sa fin. Nous avons deux jours devant nous avant de prendre notre vol pour Houston (USA). Ça nous laisse un peu de temps pour visiter la ville!

Buenos Aires, la capitale de l’argentine, est célèbre pour son tango. En arrivant à Buenos Aires, on ne se sent pas vraiment dépaysé. En effet, d’une part la population nous rappelle beaucoup nos voisins d’Europe du Sud (les habitants sont principalement des descendants d’immigrés italiens ou espagnols à partir du 19e siècle), d’autre part, l’architecture de la ville nous rappelle Paris dans certains quartiers…


Photos prises dans la Avenida 9 de Julio, la plus large avenue du monde, plus de 125m.


Petite virée dans le métro ou « Subte » qui fut le premier construit dans l’hémisphère sud


El parque de Palermo

Quelques photos du Cimetière de la Recoleta, « le père-lachaise latino-américain » !


Le tombeau d’Eva Peron dite Evita (nom de jeune fille Duarte), personnalité politique argentine. Devenue une icône, beaucoup d’argentins viennent ici se recueillir. Son histoire est très intéressante. Vous avez peut-être vu le film d’Alan Parker à son sujet.


L’ambassade de France : Cocorico !

BUENOS AIRES BY NIGHT !

Puerto Madero : le Port

Auparavant, quartier dangereux et malfamé, le port est devenu, après une importante réhabilitation, le quartier chic et richou de la ville. Maintenant l’ambiance, c’est plutôt : lofts, Hôtel Hilton, bars branchés et restaurants…


Puente de la Mujer, réalisation américaine


Le siège du gouvernement : la Casa Rosada « la maison rose »


Et juste à coté : la Banco de la Nación Argentina, avec un éclairage bleuté


L’obélisque au centre de l’avenida 9 de Julio, construite pour commémorer les 400 ans de la ville, érigée en 1936.

Soirée au resto : toujours un moment tant attendu en argentine! Au menu, vin argentin Malbec et une viande de bœuf extra tendre, accompagnée de sa purée de pomme de terre. Un pur délice, on en salive encore ! Et en dessert, le flan con dulce de Luche


Le dortoir de l’hôtel.

Le quartier de la Boca aux ruelles très colorées

Ce quartier est marqué par de fortes vagues d’immigration au début du 20ème siècle. Tout d’abord, des Italiens, des Grecs, des Yougoslaves, des Turcs, et maintenant remplacés par les Boliviens et Paraguayens. Tous ont été attirés par la forte activité portuaire.

Ici, c’est le berceau du prolétariat de Buenos Aires, ainsi que le quartier de toute une bohème artistique et littéraire. Un bon ptit quartier coloré charmant à ne pas manquer lors de la visite de la ville. Et pis c’est ici qu’est né le tango argentin!

Un petit tango avant de partir?

Pour la petite histoire du Tango : Comme nous l’avons déjà évoqué, une forte vague d’immigration est arrivée de toute l’Europe dans les années 80 à BA, principalement d’Italie. Ces hommes s’installèrent dans les quartiers pauvres en périphérie de Buenos Aires, en abandonnant tout derrière eux, en quête de réussite sociale.
C’est dans ces quartiers que va naître le tango, dans cette atmosphère d’hommes seuls, nostalgiques de leur pays. A ses débuts, le tango se dansait entre hommes!


Sur une terrasse de café, avec deux professionnels. Ça nous donne envie d’essayer.


Ça fait tout de suite moins crédible sans la tenue qui va avec :).

Et voilà c’est fini, dernière photo à l’aéroport, sur le sol latino-américain. Notre vol pour Paris comprend un transit de 8h à Houston au Texas, il nous restera donc quelques photos de la ville à vous faire partager.

Intégralité des photos via Picasa

Quelques jours à Valparaiso et Santiago

Valparaiso, la ville populaire

Apres la Serena, direction Valparaiso, l’une des villes préfèrees des chiliens. Nous partons vers le sud, ça tombe bien c’est sur notre route! D’autant plus que la ville est connue pour ses ascenseurs et ses graphs qui colorent la ville.

Nous y passerons 2 nuits, le temps de quelques balades autour des Cerros (collines), un vrai labyrinthe de les traverser. Pour l’hébergement, ce sera une petite auberge de jeunes routards comme on les aime.

Santiago, la capitale

Nous ne sommes pas très friands des grandes villes durant notre voyage (la verdure c’est bien mieux!), mais c’est pour nous l’occasion de retrouver quelques amis chiliens rencontres en Equateur et en Bolivie.

Nous arrivons donc, et on refait connaissance avec le métro, ça faisait longtemps! Ce moyen de transport est ici aussi cher qu’a Paris, mais ça reste le plus rapide.

On galère un peu a trouver une auberge pas chère pour commencer, pas facile facile. Tout est hors de prix a notre arrivée, on arrive quand même a en trouver une plutôt sympa avec dortoir, cuisine de luxe, et belles cours intérieures. Le meilleur en 6 mois, c’est le pied.

Le soir même, nous passerons une très bonne soirée avec Juan et ses potes, autour d’un jeu de dés chilien et d’une bouteille de Pisco bien sur… Un bon ptit jeu que nous retenons pour notre retour en France…

Lendemain, visite de la ville.

La ville ne nous enchante pas vraiment, mais il y a quelques Cerros sympa a se faire, alors allons-y! On démarre par le Cerro Santa Lucia avec une vue assez sympa sur la ville (avec un peu de pollution quand même, ce n’est pas l’osmose non plus). On goûtera la spécialité de la region centre du Chili, le Mote con Huesillo, des grains de blés germes qui font trempette dans une décoction de pêches séchées.

Par la suite, nous retrouverons Fernanda avec qui nous avons fait la Pampa en Bolivie. Elle nous propose de nous héberger pour la nuit, alors on ne refuse pas évidement. Soirée très sympa encore, avec Faritas au menu.

Jour 3 : visite du musée d’histoire national, gratuitement car nous sommes dimanche. Il retrace tout l’histoire du chili depuis les peuples aborigènes, jusqu’à aujourd’hui. Nous nous ferons une petite aprem au Cerro San Cristobal. De la, nous aurons un beau panorama sur toute la ville, après un ascension en funiculaire.

Le soir, nous prenons un bus pour Pucon pour retrouver un peu de nature, et gagner sans tarder la Patagonie Chilienne. Il nous restera neanmoins deux etapes incoutournables avant cela : L’ile de Chiloe et Pucon (la region des lacs).

A bientot!

Integralite des photos sur Picasa (Valparaiso / Santiago)

La Paz, la capitale la plus haute du monde

Nous voila arrives dans la capitale la plus haute du monde, située entre 3200 et 4000 m d’altitude. Difficile de rester insensible au charme de cette ville, entourée de pics enneigés de plus de 5000m.

D’après les échos que nous avons eu avant d’arriver, il y ferait très froid, avec pas mal de pluie dans la journée (logique vu l’altitude). Nous avons certainement eu de la chance sur ces 3 jours passes, en vidant notre pot de crème solaire, sans une seule goutte de pluie.

De Copacabana a La Paz, une partie du trajet a ete réalisee en bateau sur le lac titicaca. Le bus était également de la partie! Assez marrant.

Plaza Murillo, ou l’on retrouve le palais présidentiel, le palais législatif, et la cathédrale. Tout le pouvoir est présent, il ne manque plus que l’argent! Mais la banque centrale n’est pas loin derrière… Jusqu’en 1825, les indiens n’avaient pas le droit de se rendre dans ce beau quartier.

L’eglise San Francisco, le plus bel edifice colonial de la ville.

Le vieux quartier colonial : nous ne sommes pas alles visiter les musées qui se trouvent à cet endroit, tous fermes au moment ou l’on voulait s’y rendre :(. Rues très anciennes, dont certaines vraiment bien restaurées.

Le marche des sorcieres (Mercado de las Brujas) : Potions magiques, amulettes, herbes en tout genre, et le plus impressionnant, les foetus de lama (pour soigner apparemment les maux les plus divers). Les « yatiris » prédisent l’avenir sur le trottoir dans les feuilles de coca, coiffes d’un chapeau type Al Capone. Nous n’avons pas pu tenter, ils ne peuvent rien faire pour les gringos!

Le Musee de la Coca

A la Paz, nous ne pouvions pas manquer de visiter le musée de la coca afin d’en apprendre davantage sur cette petite feuille.

La feuille de coca fait partie intégrante de la vie quotidienne dans les pays que nous avons visite en Am. latine (un peu moins en Equateur), que ce soit dans les Andes ou bien dans l’Amazonie.

Au musee beaucoup beaucoup d’infos, alors voici un petit résume pour les plus intéressés!

– Les premières traces d’utilisation de la coca datent de 2500 a 1800 avant J.C, et toutes les civilisations pre-colombiennes des Andes en ont laisse des témoignages. Les Incas notamment l’utilisaient pour ses effets anesthésiants lors des séances de trépanations cérébrales (en plus d’une utilisation religieuse) .

– Decouvrant cette plante au 16e siecle, les espagnols la condamnent d’abord, la jugeant diabolique (et c’est un obstacle a la christianisation).
Ils l’autoriseront apres avoir observe que les travailleurs étaient plus motivés, et plus productifs avec la coca. Bon finalement, c’est pas si diabolique les gars, vous pouvez y aller! Si vous avez besoin de plus, dites-le nous! Quand il s’agit de rentabilité, tous les moyens sont bons.
La feuille était alors une nécessite pour les esclaves, afin de supporter les journées de labeur grâce a ses propriétés énergétiques et alimentaires.

– Par la suite, le monde occidental découvre toutes les vertus de cette plante, notamment médicinale et énergisante, et bien sur la première chose qui nous vient a l’esprit : la cocaïne.

– En 1863, un français invente le Vin Mariani (contenant 0.12g de cocaïne pour 28g de liqueur). Celui-ci sera à l’origine du Coca Cola. Aujourd’hui le Coca Cola continue à utiliser la feuille de coca pour sa saveur, mais plus de cocaïne :).

– L’acullico ou “mastication de la coca” est tout un art pour extraire le contenu de la feuille. Elle se pratique souvent après le repas ou au cours de la journée lors des pauses comme nous avec le Café! Certains en prennent aussi toute la journée.

– Dans la culture andine, la coca est un bien divin, un médiateur pour entrer en contact avec l’autre monde. Elle est très présente lors des cérémonies de remerciement a la Pachamama (Terre mère). Elle a aussi des propriétés divinatoires et magiques ( cf ci-dessus dans le marche des sorcières).

Les proprietes de la coca :

– améliore la tolérance au travail
– améliore l’oxygenation (surtout dans les Andes, quasi indispensable en altitude!)
– Moins de coagulation du sang
– régule le métabolisme du glucose
– N’empeche pas la consommation normale d’aliments, mais réduit considérablement l’appétit (pratique si tu veux faire le survivor dans la jungle par ex).

Integralite des photos sur Picasa