De la patagonie à l’Uruguay en stop

Après avoir passé une dernière soirée à El Chaltén chez Jesus, nous partons en bus au ptit matin à 3h jusqu’à Rio Gallegos. L’objectif est ambitieux : il nous reste moins d’une semaine pour prendre notre vol, et nous souhaitons remonter toute l’argentine en stop. Soit près de 4000 km si nous avons le temps d’aller aux chutes d’Iguazu, soit près de 3500 km pour atteindre l’Uruguay. Tout dépendra du timming.

Nous arrivons très tôt à Rio Gallegos, et après un petit dej à la gare routière, nous commençons à marcher un peu pour sortir de la ville et tenter le stop sur la RN3. Enfin il nous reste encore quelques kilomètres de stop avant de rejoindre cette route très fréquentée, partant du sud de la Patagonie argentine au nord de Buenos aires.

Assez vite une première voiture nous prend et nous emmène à la RN3, en plein désert.

De là, il ne nous faudra pas 5 min pour rencontrer quelqu’un d’autre. Mario nous avancera pendant quelques heures jusqu’à Piedra Buena. Pour lui, c’est un plaisir de nous rencontrer et trouve normal de nous offrir un ptit encas et un café en s’arrêtant à une station service.

Par la suite, plus de 6 heures de route avec Marcelino, en camion citerne, avec qui nous partagerons la boisson traditionnelle : le mate (ou yerba), une infusion assez forte et amère qui se boit dans une callebasse avec une pipette en metal (ou bombilla). On en boit partout dans la rue, pendant les repas, au travail, dans les voitures, sur les plages ou dans le metro. Aussi, il est fréquent de croiser des argentins qui se balladent dans la rue avec leur bouteille thermos. Avec lui, nous échangerons pas mal sur son quotidien de chauffeur routier et des conditions de vie en argentine.

L’aventure se poursuivra avec d’autres routiers sans difficultés, pendant des heures de route. La remontée vers Buenos Aires ne prendra pas plus de 3 jours au final, on est plus que bon sur le timming!


Petite pause dodo de 5h, abrités par le camion de Santiago que nous avons rencontré en pleine nuit.


Quelques heures avec Fabricio avec qui nous ferons le plus de route (de 15h à 6h du matin, avec une tite pause pipi). Il carburait à la coca pour tenir.


Pour finir, Gustavo nous conduira dans la périphérie de Buenos Aires.

A ce moment, il nous reste 4 jours avant le grand départ. Nous poursuivons donc le stop vers le nord à l’aveugle : si nous tombons sur un camion en partance pour les chutes d’Iguazu, ce sera tant mieux, sinon, le plan B sera l’Uruguay pour 2 jours.

Nous rencontrons un couple d’argentins qui nous prendra en stop. Gabriel et Vic ont decidé de passer un week-end romantique en Uruguay, et nous proposent de nous deposer à Colonia del Sacramento, la premiere petite ville sympathique d’Uruguay. Le feeling passe très bien entre nous, nous décidons donc de les suivre.

Après quelques difficultés à trouver notre itineraire (la signalisation nous fait faux-bond parfois, et en mode nuit, moins simple), nous arrivons à Colonia où nous nous trouverons un hotel.

3400 km en stop en 3 jours, on est plutôt content de l’aventure :), et heureux de dormir enfin dans un bon lit!

Colonia del Sacramento, en Uruguay

Ville fondée en 1860 par le portugais Manoel Lobo. Cette ville est classée au Patrimoine mondial de l’Unesco car elle est très bien préservée.


La mer est plutôt marron, mais très propre.


La calle (rue) de Los Suspiros , qui présente probablement le même visage qu’il y a 250 ans, notamment avec le pavage original.


La couleur des maisons est saisissante.


Loic et le dulce de leche (Confiture de lait), spécialité argentine.


Les fameuses calebasses pour le mate.


Et de très belles voitures de collection à chaque coin de rue.


La plage de Colonia.


Les anciennes arènes de Colonia. On imagine les fiestas et les corridas endiablées.

Montevideo, la capitale

Le lendemain, Gabriel et Vic veulent bouger à Montevideo, la capitale de l’Uruguay avant de rentrer en Argentine. Nous sommes de la partie :).

La ville n’a rien d’extra, mis à part quelques architectures coloniales à contempler. Nous nous concentrerons sur la visite du quartier historique.

Voici le seul endroit animé de la ville ce dimanche. C’est un marché couvert avec plein de restaurants d’où se dégage une épaisse fumée. Ca attire l’oeil. Et à l’intérieur, on y trouve principalement des restos de viande (encore la fameuse Parilla!), où les gens mangent au comptoir.

En fin de journée, nous repartons dans la voiture rouge de Vic et Gabriel. Ils nous déposeront tard dans la nuit dans le centre de Buenos Aires : notre dernière étape de notre voyage en Amérique latine ! Snif !

Intégralité des photos via Picasa

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