Quelques heures dans le Texas… à Houston !

Nous revoici pour les dernières photos de ce voyage…

Après 10h30 heures de vol au départ de Buenos Aires, nous arrivons pour un transit à Houston au Texas (USA). Nous avons 8 heures à patienter avant notre prochain vol pour Paris !! Du coup, nous nous décidons à faire un rapide saut à Houston, histoire de profiter de la ville et ne pas rester tout ce temps à l’aeroport.

Nous embarquons donc dans un bus. La ville se trouve à un peu plus d’1 heure de route de l’aéroport.

Les buildings apparaissent…

Et dans le centre de Houston, c’est principalement : des buildings…

encore des buildings….

Houston est la plus grande ville du sud des États-Unis et s’étend sur plus de 1500 km², banlieue comprise. Ici, le dicton texan « Everything is bigger in Texas » vaut tout particulièrement pour cette ville, qui vit à l’heure des 4×4 et des grandes étendues (parcs, espaces verts, bois).

En pleine balade, nous tombons sur une conférence de presse au département de police de la ville. Nous nous incrustons au milieu des journalistes et des policiers pour profiter de cet evenement. On se croirait dans une série policière américaine.

Nous avons pris une petite vidéo, où une citoyenne entonne à capella l’hymne national des USA. Aussitôt tout le monde fait acte de patriotisme, la main sur le coeur… C’est beau.

Nous continuons notre petite ballade dans la ville. Nous nous dirigeons vers un parc où de charmants petits bambins tous de rouge vêtus (avec l’habit de la remise du diplôme), s’apprêtent à prendre une photo de classe.

Nous nous arrêtons dans ce snack pour le déjeuner. C’est la sortie des bureaux justement. On voit alors débarquer des américains, très grands et bien costauds (parfois même armés !), qui viennent avaler leur pizza et frites en 5 min chrono !

Après le repas, nous reprenons le bus pour retourner à l’aéroport. Ce serait dommage de louper notre vol !

Et nous revoilà dans l’avion, cette fois direction la France !! Nous avons une certaine appréhension de rentrer, mais avons quand meme hate de revoir tout le monde depuis le temps!

Un grand merci à tout ceux qui nous ont suivi pendant tout ce périple. Nous espérons vous avoir fait voyager à l’autre bout du monde.

Intégralité des photos via Picasa

PS : un dernier post sera consacré à un ptit bilan de notre aventure…

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¡ Bienvenidos a Buenos Aires!

Notre voyage touche à sa fin. Nous avons deux jours devant nous avant de prendre notre vol pour Houston (USA). Ça nous laisse un peu de temps pour visiter la ville!

Buenos Aires, la capitale de l’argentine, est célèbre pour son tango. En arrivant à Buenos Aires, on ne se sent pas vraiment dépaysé. En effet, d’une part la population nous rappelle beaucoup nos voisins d’Europe du Sud (les habitants sont principalement des descendants d’immigrés italiens ou espagnols à partir du 19e siècle), d’autre part, l’architecture de la ville nous rappelle Paris dans certains quartiers…


Photos prises dans la Avenida 9 de Julio, la plus large avenue du monde, plus de 125m.


Petite virée dans le métro ou « Subte » qui fut le premier construit dans l’hémisphère sud


El parque de Palermo

Quelques photos du Cimetière de la Recoleta, « le père-lachaise latino-américain » !


Le tombeau d’Eva Peron dite Evita (nom de jeune fille Duarte), personnalité politique argentine. Devenue une icône, beaucoup d’argentins viennent ici se recueillir. Son histoire est très intéressante. Vous avez peut-être vu le film d’Alan Parker à son sujet.


L’ambassade de France : Cocorico !

BUENOS AIRES BY NIGHT !

Puerto Madero : le Port

Auparavant, quartier dangereux et malfamé, le port est devenu, après une importante réhabilitation, le quartier chic et richou de la ville. Maintenant l’ambiance, c’est plutôt : lofts, Hôtel Hilton, bars branchés et restaurants…


Puente de la Mujer, réalisation américaine


Le siège du gouvernement : la Casa Rosada « la maison rose »


Et juste à coté : la Banco de la Nación Argentina, avec un éclairage bleuté


L’obélisque au centre de l’avenida 9 de Julio, construite pour commémorer les 400 ans de la ville, érigée en 1936.

Soirée au resto : toujours un moment tant attendu en argentine! Au menu, vin argentin Malbec et une viande de bœuf extra tendre, accompagnée de sa purée de pomme de terre. Un pur délice, on en salive encore ! Et en dessert, le flan con dulce de Luche


Le dortoir de l’hôtel.

Le quartier de la Boca aux ruelles très colorées

Ce quartier est marqué par de fortes vagues d’immigration au début du 20ème siècle. Tout d’abord, des Italiens, des Grecs, des Yougoslaves, des Turcs, et maintenant remplacés par les Boliviens et Paraguayens. Tous ont été attirés par la forte activité portuaire.

Ici, c’est le berceau du prolétariat de Buenos Aires, ainsi que le quartier de toute une bohème artistique et littéraire. Un bon ptit quartier coloré charmant à ne pas manquer lors de la visite de la ville. Et pis c’est ici qu’est né le tango argentin!

Un petit tango avant de partir?

Pour la petite histoire du Tango : Comme nous l’avons déjà évoqué, une forte vague d’immigration est arrivée de toute l’Europe dans les années 80 à BA, principalement d’Italie. Ces hommes s’installèrent dans les quartiers pauvres en périphérie de Buenos Aires, en abandonnant tout derrière eux, en quête de réussite sociale.
C’est dans ces quartiers que va naître le tango, dans cette atmosphère d’hommes seuls, nostalgiques de leur pays. A ses débuts, le tango se dansait entre hommes!


Sur une terrasse de café, avec deux professionnels. Ça nous donne envie d’essayer.


Ça fait tout de suite moins crédible sans la tenue qui va avec :).

Et voilà c’est fini, dernière photo à l’aéroport, sur le sol latino-américain. Notre vol pour Paris comprend un transit de 8h à Houston au Texas, il nous restera donc quelques photos de la ville à vous faire partager.

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De la patagonie à l’Uruguay en stop

Après avoir passé une dernière soirée à El Chaltén chez Jesus, nous partons en bus au ptit matin à 3h jusqu’à Rio Gallegos. L’objectif est ambitieux : il nous reste moins d’une semaine pour prendre notre vol, et nous souhaitons remonter toute l’argentine en stop. Soit près de 4000 km si nous avons le temps d’aller aux chutes d’Iguazu, soit près de 3500 km pour atteindre l’Uruguay. Tout dépendra du timming.

Nous arrivons très tôt à Rio Gallegos, et après un petit dej à la gare routière, nous commençons à marcher un peu pour sortir de la ville et tenter le stop sur la RN3. Enfin il nous reste encore quelques kilomètres de stop avant de rejoindre cette route très fréquentée, partant du sud de la Patagonie argentine au nord de Buenos aires.

Assez vite une première voiture nous prend et nous emmène à la RN3, en plein désert.

De là, il ne nous faudra pas 5 min pour rencontrer quelqu’un d’autre. Mario nous avancera pendant quelques heures jusqu’à Piedra Buena. Pour lui, c’est un plaisir de nous rencontrer et trouve normal de nous offrir un ptit encas et un café en s’arrêtant à une station service.

Par la suite, plus de 6 heures de route avec Marcelino, en camion citerne, avec qui nous partagerons la boisson traditionnelle : le mate (ou yerba), une infusion assez forte et amère qui se boit dans une callebasse avec une pipette en metal (ou bombilla). On en boit partout dans la rue, pendant les repas, au travail, dans les voitures, sur les plages ou dans le metro. Aussi, il est fréquent de croiser des argentins qui se balladent dans la rue avec leur bouteille thermos. Avec lui, nous échangerons pas mal sur son quotidien de chauffeur routier et des conditions de vie en argentine.

L’aventure se poursuivra avec d’autres routiers sans difficultés, pendant des heures de route. La remontée vers Buenos Aires ne prendra pas plus de 3 jours au final, on est plus que bon sur le timming!


Petite pause dodo de 5h, abrités par le camion de Santiago que nous avons rencontré en pleine nuit.


Quelques heures avec Fabricio avec qui nous ferons le plus de route (de 15h à 6h du matin, avec une tite pause pipi). Il carburait à la coca pour tenir.


Pour finir, Gustavo nous conduira dans la périphérie de Buenos Aires.

A ce moment, il nous reste 4 jours avant le grand départ. Nous poursuivons donc le stop vers le nord à l’aveugle : si nous tombons sur un camion en partance pour les chutes d’Iguazu, ce sera tant mieux, sinon, le plan B sera l’Uruguay pour 2 jours.

Nous rencontrons un couple d’argentins qui nous prendra en stop. Gabriel et Vic ont decidé de passer un week-end romantique en Uruguay, et nous proposent de nous deposer à Colonia del Sacramento, la premiere petite ville sympathique d’Uruguay. Le feeling passe très bien entre nous, nous décidons donc de les suivre.

Après quelques difficultés à trouver notre itineraire (la signalisation nous fait faux-bond parfois, et en mode nuit, moins simple), nous arrivons à Colonia où nous nous trouverons un hotel.

3400 km en stop en 3 jours, on est plutôt content de l’aventure :), et heureux de dormir enfin dans un bon lit!

Colonia del Sacramento, en Uruguay

Ville fondée en 1860 par le portugais Manoel Lobo. Cette ville est classée au Patrimoine mondial de l’Unesco car elle est très bien préservée.


La mer est plutôt marron, mais très propre.


La calle (rue) de Los Suspiros , qui présente probablement le même visage qu’il y a 250 ans, notamment avec le pavage original.


La couleur des maisons est saisissante.


Loic et le dulce de leche (Confiture de lait), spécialité argentine.


Les fameuses calebasses pour le mate.


Et de très belles voitures de collection à chaque coin de rue.


La plage de Colonia.


Les anciennes arènes de Colonia. On imagine les fiestas et les corridas endiablées.

Montevideo, la capitale

Le lendemain, Gabriel et Vic veulent bouger à Montevideo, la capitale de l’Uruguay avant de rentrer en Argentine. Nous sommes de la partie :).

La ville n’a rien d’extra, mis à part quelques architectures coloniales à contempler. Nous nous concentrerons sur la visite du quartier historique.

Voici le seul endroit animé de la ville ce dimanche. C’est un marché couvert avec plein de restaurants d’où se dégage une épaisse fumée. Ca attire l’oeil. Et à l’intérieur, on y trouve principalement des restos de viande (encore la fameuse Parilla!), où les gens mangent au comptoir.

En fin de journée, nous repartons dans la voiture rouge de Vic et Gabriel. Ils nous déposeront tard dans la nuit dans le centre de Buenos Aires : notre dernière étape de notre voyage en Amérique latine ! Snif !

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Trek vers le Fitz Roy à El Chaltén, patagonie argentine

Nous quittons Antoine qui doit rentrer au Quebec, fini les vacances pour lui. Avec Fran, nous partons à conquête du Fitz Roy, une montagne attirant les spécialistes de l’escalade du monde entier à El Chaltén.

Le tourisme et l’escalade sont presque les seules raisons d’être de ce village au fin fond de la patagonie argentine. El Chaltén est en forte croissance depuis les années 80 où il n’y avait encore aucun habitant, on doit être autour des 800 aujourd’hui.

Difficile d’accès depuis El Calafate, nous decidons de nous y rendre en stop, vu le prix exorbitant des transports locaux. Ce ne sera pas chose facile dans ce desert, le trafic est quasi nul (une voiture toutes les 30 min). Nous réussirons néanmoins notre pari en moins de 6h.

A notre arrivée, la vue sur le Fitz Roy et les aiguilles de granit environnantes n’est pas au rendez-vous à cause des nuages. Les montagnes sont pourtant bien derrière le village. Tant pis, ce sera peut etre pour le retour avec un peu de chance!

Il est à peu près 15h, on se dit que nous avons un peu de temps pour commencer notre trek. Nous programmons un trek de 3 jours.Les espaces de campement sont gratuits.

Pour commencer, nous nous dirigeons vers la laguna Torre, qui ne pourra pas être visible en fin de journée. Nous arriverons très tard. Tant mieux, ce sera au prochain lever de soleil!


Vue sur le village d’El Chalten et démarrage du trek

Vers 19h, la nuit approche à grand pas. Nous finirons notre sentier en pleine foret dans la nuit. On monte vite fait la tente, et prenons soin de bien planquer nos provisions assez haut dans les arbres. On vient de voir un ptit mulot s’exitant en sautant dans tout les sens devant notre tente, ça promet. La nuit sera froide et agitée. Les rafales de vent sont ici assez courantes, et les mulots tombent des arbres sur notre tente, ce qui fait un peu sursauter parfois…

Le lendemain matin, nous partons admirer la laguna Torre.

Il y a encore pleins de petits icebergs qui se sont détachés du petit glacier, tout au bout de la lagune.

Nous continuons notre route vers la laguna Madre e Hira « Mère et Fille »

Nous commençons à apercevoir le grand FITZ ROY (3405m), le clou du spectacle, et le soleil pointe son nez…

Nous arrivons au camping Poincenot (du nom du 1er français membre de l’expédition à avoir découvert le Fitz Roy). Le temps de planter notre tente et nous repartons pour de la grimpette pendant 1h dans la glace et la neige. Là-haut, un panorama exceptionnel nous attend.


Cet oiseau est devenu le nouveau pote de Loic, s’approchant vraiment très près et le suivant sans cesse.


La laguna de los Tres


La laguna Sucia, bien cachée derrière un monticule de pierres

Encore quelques photos de la laguna Los tres avec le reflet et le soleil qui commence à se coucher.

Le lendemain, nous entamons le chemin pour rentrer sur El Chalten

Sur le chemin, nous passons devant la laguna Capri. A ce moment, nous recroisons par hasard, Nicolas et Aurélia, les français rencontrés chez Gloria à Puerto Natales. Ils nous apprennent le résultat de l’élection présidentielle qui avait eu lieu la veille.


Ça y est, on arrive ! on commence à voir le village…

Retour au point de départ : la maison des guides. Nous décidons de quitter dès à présent la ville en stop.

Seulement, au bout de quelques heures, la nuit commence à tomber. Le stop est un échec ! Pas facile en effet, vu le peu de véhicules sortant du village. Nous allons être obligés de dormir à El Chaltén.


Le village de nuit au pied du mont Fitz Roy

Deux touristes nous ont parlé d’un habitant s’appelant Jésus, qui pourrait nous offir l’hospitalité pour la nuit en nous permettant de camper dans son jardin. Nous n’avons pas d’autres plans pour la nuit, nous pensions vraiment quitter la ville. Un peu génés, nous allons donc frapper chez lui. Et il nous accueille vraiment à bras ouverts.

Il nous propose de se mettre au chaud dans sa cabane, nous offre à manger, et à boire,… Bref le coeur sur la main. Nous passerons une bonne soirée accompagnés de ses amis.


La cabane de Jesus


Et derrière la cabane…

Le lendemain, de bonne heure, nous retentons notre chance pour le stop ! Ce sera l’horreur, aucune voiture ne nous prendra… Quasiment personne ne va très loin d’El Chaltén.

A 17h, le moral dans les chaussettes, on jette l’éponge. Nous décidons de nous rendre à la gare routière du village pour prendre le prochain bus pour Rio Gallegos.

En effet, nous devons nous rendre à Buenos Aires rapidement, la fin de notre voyage approche. Nous décidons donc de descendre l’Argentine en bus pour remonter plus vite en stop sur une route plus fréquentée. Beaucoup plus facile que de passer par la ruta 40!

Notre bus part vers 2h du mat’, sympa l’horaire. Du coup, nous retournons chez Jésus, pour y passer la soirée en compagnie d’Aurélia et et Nicolas qui nous offriront plus tard une courte nuit dans leur cabane. Des gens supers.


De gauche à droite : Aurélia, Nicolas, Jesus, Nous ! et Fran

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Arrivée en Argentine : visite du glacier Perito Moreno près d’El Calafate

Nous quittons Gloria et Puerto Natales pour nous rendre en Argentine, à El Calafate, mais nous décidons cette fois d’y aller en stop. Toujours avec Fran et Antoine, nous ferons donc deux groupes de 2.


Vue au départ de Puerto Natales


Sur la route… Après 4 heures de stop sans succès !


Passage de la frontière Chili-Argentine enneigée

Enfin, une voiture nous prend pour nous emmener jusqu’à la frontière chilienne pour les formalités de sortie. Puis un argentin nous emmène jusqu’à la première petite ville argentine.

Plus tard nous tombons sur un drôle de couple argentin. Pour eux, il était inconcevable que nous, touristes français, fassions du stop. Ils insistent pour nous déposer devant une compagnie de bus, puis nous emmène devant un loueur de voiture. Ça ne nous arrange pas du tout, et nous perdons du temps à leur expliquer notre démarche. Ils finissent par nous laisser sur une route en plein désert, là où très peu de véhicules circulent en plein après-midi pour se rendre à El Calafate. On comprend alors pourquoi ils nous ont pris pour des fous.

Après pas mal d’attente, nous serons chanceux. Un argentin, propriétaire d’une entreprise de location de voiture nous prendra dans son pick-up.

Nous arrivons en fin de journée à El Calafate et nous retrouvons Fran et Antoine, qui ont été plus rapides que nous.

La célèbre Parilla (prononcée « Paricha ») d’Argentine. Enfin !! On en a rêvé de cette viande. Il faut savoir que dans les différents pays que nous avons traversé, notamment l’Equateur, le Pérou, et la Bolivie (au Chili c’est correcte mais sans plus), la viande n’est vraiment pas terrible. Pour nous, c’est tout simplement de la semelle sans gout. Du coup, nous avons plutôt évité d’en prendre pendant ces derniers mois. Mais en Argentine, c’est LE pays de la viande et principalement la viande de boeuf, les plaines immenses de la Pampa ayant favorisé l’élevage intensif de troupeaux bovins.

Cette viande est très très tendre…. Cuite à la braise pendant des heures, c’est un régal pour nos papilles. Tous les dimanches, les argentins se réunissent en famille pour se faire un gros festin de viande. Par contre, pas de chances pour Fran qui est végétarienne! Ici, le légume est l’ennemi public n°1, tout juste toléré pour la décoration (sans compter les frites évidemment !)

Autre spécialité de l’Argentine que nous nous empressons de gouter : le Dulche de Leche, une confiture de lait très sucrée (recette différente du manjar consommé au Chili). Il est utilisé pour accompagner à peu près tout : pancake, gâteau, glace,…


Enfin un petit resto pour se faire plaisir. Au menu : viande et vin argentin!

Nous passerons la nuit dans une petite auberge très sympa. Le gérant nous fera même profiter de sa verdure, et nous offrira quelques bières. Une excellente soirée en compagnie de quelques uns de ses amis argentins.

Quelques photos d’El Calafate

Nous décidons d’aller voir le Perito Moreno, un glacier à un peu plus d’une heure de route d’El Calafate. Seul problème, le seul moyen pour s’y rendre est de prendre un bus touristique pour 120 pesos Argentins, soit 21 euros. A cela, il faut ajouter l’entrée du parc : 18 euros. Bref, un peu trop cher pour nous…

Nous nous décidons à louer une voiture à 4 et de passer une nuit à l’entrée du parc. Cela nous reviendra moins cher, la location étant plus attractive que le bus.

Le lendemain, ce sera journée complète au glacier.


Notre petite voiture pour la journée


Nous passons la nuit dans la voiture sur le parking de l’entrée du parc

En dormant en face du parc dans la voiture, c’est la garantie d’être les premiers sur le site, et de bénéficier du lever de soleil.

Puis après un peu de route dans le parc, nous arrivons au glacier. C’est sans doute le plus spectaculaire des glaciers andins et le plus facile d’accès. Un monstre de 15km de long sur 5 km de large, qui atteint 60 m au dessus du niveau du lac.

La glace se forme en haut des montagnes, à 2000 m d’altitude, puis descend peu à peu épousant les reliefs des versants. L’eau qui s’écoule en permanence sous le glacier contribue à son déplacement.


Petit dej en face du glacier

Nous passerons toute la journée à observer le glacier sous toutes les coutures ! Il grince, craque, gronde, résonne : le moindre morceau de glace qui s’en détache s’effondre avec fracas. Et le bruit résonne et s’amplifie. C’est tout un spectacle…

Dans les parcs, les renards, n’ont pas du tout peur de l’homme. Ils savent que certains leur donnent à manger et n’hésitent pas à s’approcher pour quémander un petit gâteau. Désolé, ça ne marchera pas avec nous !!!

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Trek dans le parc national Torres del Paine

Après une courte nuit, réveil à 6h : le transit que nous avions réservé la veille pour Torres del Paine nous attend!

On récupère un peu de sommeil dans le bus avant qu’il nous depose à l’entrée du parc. Entrée du parc : 15 000 pesos par pers, soit 23 euros. Un peu cher mais bon, c’est l’un des plus beau du chili, et puis on compte rester une semaine donc ca va, nous n’aurons rien à payer pour le camping.

Pour ceux qui ne connaissent pas le parc Torres del Paine, c’est pres de 230 000 ha de steppes, forets, montagnes, lacs, cascades et glacier, une faune et une flore qui attirent les amateurs de rando par centaines de miliers par an. Le nom du parc provient des trois tours de paine, des montagnes aux formes acérées. Bref, la patagonie dans toute sa splendeur dixit notre ptit routard. Ici, la nature est reine. Au menu : le fameux « W », que nous ferons d’est en ouest.

1er jour : En route pour les Torres!

Les formalités d’entrée passées, nous commençons à marcher avec Fran et Antoine (nos amis de nouvelle Zélande et du Québec), chargés comme des mulets. Pres de 20 kilos sur le dos, un peu trop c’est sur, mais nous avons prévu de quoi tenir et nous faire plaisir niveau bouffe pour 7-8 jours. Il faut reprendre des forces après ces longues journées de marche, et le froid glacial pendant la nuit n’arrange pas les choses.

C’est le début du trek, on a la patate! Objectif du jour : rejoindre le camping le plus proche des Torres pour y passer la nuit (et profiter du lever de soleil sur les tours bien sur).

Premier jour un peu difficile. Le poids des sacs se fait déjà sentir. On pense à un gros festin le soir meme pour alléger notre sac au plus vite :). Les paysages sont magnifiques, ainsi que la foret que nous traversons.

Arrivés au camping, opération montage du camp et préparation d’une bonne soupe pour se réchauffer dans un premier temps. Et on liquide les saucisses! Une fois les muscles refroidis et le soleil couché, le froid devient glacial. Il fera -10 degrés cette nuit là. Autant dire qu’on a tres mal dormi.

2ème Jour : Les Torres au ptit dej

Au matin, debout à 5h. Départ pour les 45 min de marche en mode grimpette, jusqu’aux tours. Objectif : prendre le petit déjeuner en observant le lever du soleil. Ca donne ça:

Ou ça quelques minutes plus tard…

Il fait encore tres froid au ptit matin, merci à nos sacs de couchage.

Et c’est reparti pour une journée de marche jusqu’au camping italiano, en longeant le lac Nordenskjöld.

Le lac Nordenskjöld, pour l’instant on a de la chance il fait très beau !

Nous arrivons à la tombée de la nuit au camping italiano. Les gardes forestiers nous font part de nombreuses souris dans le secteur, nous serons donc prudents en accrochant bien aux arbres nos provisions en tout genre. Ici, si tu laisses le moindre morceau de pain, tu te retrouves en bonne compagnie en pleine nuit !

Nous aurons passé une bonne partie de la soirée à boire un ptit alccol fort local avec les gardes dans leur petite cabane au chaud (désolé, nous avons oublié le nom de ce breuvage fort sympatique). Ca réchauffe bien, on ne peut pas dire non.

3ème jour : Los Cuernos

Levés tous les 4 à 5h du matin, pour une seconde mission petit dejeuner au mirador britanico, au milieu des montagnes appelées « les cornes ».

2h30 de marche plus tard, le spectacle commence.

Et les couleurs changeantes ne nous font en rien regretter notre choix…

Ah bah tiens, on ne t’avais pas remarqué toi! Une petite chouette nous observe depuis un moment.

Traces d’un puma qui a rodé dans le coin un peu plus tot.

Et quand le soleil couvre la totalité du paysage, on se dit que la plus belle vue du parc, et bien c’est ici. Les Torres nous ont fait de l’effet, mais là rien à voir.

Au retour, les nuages s’invitent, nous repartons au mirador Frances que nous n’avions pas pu voir sur la route du matin (il y faisait un peu nuit noir à ce moment là).



4ème jour : le long du lac et du glacier Grey

Au 4ème jour, nous repartons pour une longue journée de marche, il fait toujours très beau.


La laguna Los Patos

Le lac Grey : nous commençons à voir les premiers icebergs

et voici le glacier Grey !! qui dégringole dans les eaux du lac… Superbe !

Arrivés au camping en pleine nuit, et… exténués !! la dernière heure de grimpette a été fatale !

Moment de réconfort, le REPAS CHAUD et bien consistant 🙂
Ce soir, nous observerons encore le ciel étoilé.

5ème jour: Plus près du Glacier Grey

Grasse mat jusqu’à 9h30 et en route pour un autre mirador, fermé aux touristes normalement car les sentiers sont très escarpés et glacés. Avec un peu de brume au debut sur le glacier, on ne voit pas grand chose en le longeant.

Petite grimpette de Maelle sur une échelle.

Apres quelques heures de marche sur un bon denivelé, nous arrivons au mirador. On en a chié quand meme.

Vue sur le glacier Grey du haut de notre beau mirador.

C’est l’heure du pique-nique.

Quelques photos sur le chemin du retour :

6ème jour: Dernière grosse journée de marche

Dénivelé important le matin, puis rando sur du très plat l’apres midi, ca fait du bien aux pattes. On en a pour 7-8 heures de marche, et Maelle ne sent plus ses jambes.


Le drapeau du Chili et de la Patagonie

Le temps n’aura pas été terrible, pas mal de rafales de vents et nuages gris. Les conditions météos ont été excellentes toute la semaine, on ne va pas se plaindre. En tout cas, decouvrir cette force de la nature à Torres, c’est une bonne experience. Le vent nous projette parfois à pres d’un metre de distance (et avec nos sacs…).


Le Lago Pehoé

Nous arrivons au camping Las Carretas pour notre dernière nuit.

7ème jour : Retour chez Gloria

Le lendemain, il nous reste 3 petites heures avant de rejoindre l’administration du parc. De là, nous prenons un bus pour rejoindre Puerto Natales. Quel bonheur de se poser dans un bus!

Nous retrouvons le confort chez Gloria : chauffage, douche et eau chaude, et gros festin.

Gloria fait ses fameux petits pains qu’elle fait frire comme des beignets, un régal.

Et nous, nous nous mettons aux fourneaux en préparant une énorme pizza maison.

Nous rencontrons un couple de français, Nicolas et Aurélia, avec qui nous sympathisons. Ils parcourent l’Amérique en mode ludothèque itinérante, en organisant des soirées jeux dans les villes et villages traversés. Un couple que nous aimerions bien revoir, le feeling est bien passé. Ils partent pour le perito moreno en argentine, et c’est également notre souhait prochainement. Peux-etre que nous les recroiserons…

8ème jour : Fête du travail, jour ferié

Au menu, pour ce jour férié, c’est gros festin « terre-mer ». Moules geantes et fruits de mer, accompagnés de viandes et pommes de terre. Bref, un repas qui cale bien.

Gloria et son maté de Pamplemousse

C’est pret, tout le monde à table!

Le chili c’est terminé. Le lendemain, notre objectif sera l’Argentine, afin de rejoindre le célebre Perito Moreno.

Integralité des photos via Picasa

Arrivée en patagonie… et baptême Couch Surfing chez Gloria

Chiloé, c’est terminé. Nous quittons l’ile en bus à partir de Castro pour rejoindre le continent (le tout en bateau quand même, sinon ça ne marche pas). A notre arrivée, un autre bus nous attend à Puerto Montt, pour rejoindre la Patagonie. On est vraiment excités de partir. Pas mal de treks en perspectives, et des paysages à couper le souffle!

carte Patagonie Chili

Il y a quand meme 37h de bus pour descendre tout au sud du continent latino américain, mais le trajet passe vite. Nous faisons la rencontre d’Antoine, un québecois qui est guide de chiens de traineau et de rando, parti en vacances pour un mois, ainsi que Fran, originaire de Nouvelle Zélande, qui sillonne l’Amérique latine tout comme nous.

Pour descendre en Patagonie (coté chilien), les compagnies de bus chiliennes passent par l’argentine. Il est en effet très difficile de s’y rendre autrement, les routes n’étant pas vraiment développées dans le sud (ou très difficiles d’accès).

Au poste frontière, nos ferons la connaissance de nombreux renards, venus quémander un peu de gâteaux auprès du chauffeur de bus. On aime pas trop ce comportement, mais bon, on en profite pour les voir d’un peu plus prés.

Petite pause au poste frontière, où nous pouvons observer une course de renards, au milieu des guanacos (apparentés au lama).

Nous arrivons enfin à Punta Arenas, au fin fond de la Patagonie chilienne. Il y fait un peu froid, mais c’est supportable l’après midi. Punta Arenas est une grande ville moderne, où il serait difficile d’y vivre toute l’année (grands froids, grands vents, grand isolement). C’est d’ailleurs pour ça qu’au fil de l’histoire, les plus méritants furent les pionniers endurcis, immigrés le plus souvent. La ville ne présente pas trop d’intérêt en elle même. C’est surtout un point de chute pour les voyageurs en transit vers Torres del Paine (le parc national prés de Puerto Natales) et la terre de feu (Ushuaïa entre autre). Aucun de nous 4 n’a de projet précis quand à ces deux destinations, tout dépendra du prix et de l’opportunité qui s’offrira à nous.

Après réflexion commune, nous décidons de nous rendre à Puerto Natales, à 3h plus au nord. Très déçus de voir les prix exorbitants pour se rendre à Ushuaïa en bus. Même si la ville doit être propice à pas mal de treks sympas, ça sent un peu le piège à touriste. Peu de trafic local pour se rendre en stop à Ushuaïa, on abandonne donc cette idée, ce sera pour une prochaine!

Nous décidons donc de rejoindre Puerto Natales avant que la nuit ne tombe. Fran a prévu de séjourner là-bas, chez une famille en couchsurfing pour la nuit (pour ceux qui ne connaissent pas le principe : c’est une sorte de réseau mondial d’hébergement gratuit. Les hôtes proposent des « canapés » pour une ou plusieurs nuits, en échange d’une aide communautaire). Fran nous propose d’y aller avec elle et de voir si la famille, qui peut accueillir jusqu’à 5 personnes, peut également nous recevoir.

Départ en stop pour commencer, on préfère économiser un max en évitant les bus. Pas facile à 4, mais il y a des pickup. Ça passera après 30 min d’attente. Nous ferons un petit bout de chemin avec une famille, à l’arrière du pick-up. Celle-ci nous déposera au beau milieu d’une intersection. On se tâte à continuer en stop, mais pas trop de circulation, et puis la nuit tombe. Le prochain bus qui passe, sera pour nous! On négocie un tarif à bas prix pour nous 4 pour finir le trajet, et hop, en route Simone!

Nous débarquons à Puerto Natales vers 21h (la nuit tombe à 19h ici). Toujours chargés, notre objectif est de trouver le logement de Gloria, pour savoir si elle peut aussi nous accueillir pour la nuit, en couchsurfing.

En se baladant dans la ville, on a vraiment très froid, et nous prions pour ne pas à avoir à trouver un endroit pour camper. En arrivant chez Gloria, gros soulagement car pour elle pas de problème pour nous accueillir. Gloria a une chambre spéciale pour les couchsurfeurs, avec lits superposés. Il y a déjà deux couples belge et américain, mais cela ne semble pas poser problème. Qu’est-ce qu’on est bien au chaud!

Gloria, son mari Oscar et leurs 3 enfants, ont vraiment le cœur sur la main. C’est vraiment une chance pour nous de partager leur quotidien. Le premier soir, ce sera un grand repas de pâtes pour tout le monde.

Le lendemain, nous décidons d’aller faire un petit tour dans la ville, et de faire des achats en vu de préparer notre départ le jour suivant, pour un trek dans le parc national « Torres del Paine », célèbre dans le monde entier. Certainement le plus beau parc du Chili. Le feeling passe très bien entre nous, nous organiserons donc ce trek ensemble.

Le soir, les sacs sont enfin bouclés. Nous nous lançons dans la préparation des empanadas, pour la tablée de 12 personnes. L’empanadas, spécialité du Chili, est un petit chausson garni avec de la viande ou du poulet, et du fromage (entre autre).


Maria, une amie de Gloria, et nous en pleine préparation!


Antoine, Maria, Loic, Gloria et Fran.

Chaque soir, Gloria prononce le bénédicité avant le premier coup de fourchette. A table!


La mascotte de la famille et de tous les couchsurfers : Jasper

Bref, une première expérience de CouchSurfing atypique, à la générosité hors norme. Nous ne sommes pas prêts de les oublier !

Départ demain très tôt pour Torres del Paine, où les belles photos ne vont pas manquer (un des must de notre voyage …).